LE CADEAU...
Le cadeau
J'ai envie de revenir sur un petit geste que tu as eu alors que tu n'avais que 4 ans. Quatre ans ! Que reste t'il dans tes souvenirs de cette époque ou tu possédais encore en toi, cette certitude d'être aimée par ton papa. Et tu voulais toi aussi que ce papa ait cette certitude que tu l'aimais…Alors tu as inventé ton premier geste de petite humaine en utilisant cette particularité propre à l'homme qu' est l'utilisation du symbole en guise de langage. Pour toi, dans ce cas, tu as voulu aller au de là du simple mot d'amour pour ton papa. Tu as tendu vers lui un cadeau. Un petit cœur en plastique bleu.
Qu'est ce qu'un cadeau ?
C'est un lien. Un cadeau se sont deux hémisphères reliés par un joli élastique rose. Un hémisphère reste dans le cœur de celui qui offre et l'autre dans celui qui le reçoit. Entre les deux, le lien élastique se veut une attraction que l'on voudrait éternelle …
Bien sur tout cela est abstrait, de l'ordre du symbole. Mais c'est justement par lui que nous pouvons répondre à ce désir de parler, en restant silencieux…
A quatre ans tu n'es plus un bébé, mais tu n'es pas encore une grande fille. Tu est une fillette qui découvre tout juste les règles de vie en société, en famille…Tu commence tout juste à t'ouvrir à ce monde qui n'est pas seulement fait de choses que l'on mange, que l'on boit, que l'on peut toucher, jolies ou moches…rouges ou bleues…Il y a aussi des choses compliquées que l'on a du mal à expliquer, des choses invisibles qui nous touchent, qui nous bousculent parfois.
Comme les sentiments par exemple…
Le sentiment c'est un peu comme le vent, tu ne le vois pas, tu ne sais pas ou il se cache, mais lorsqu'il t'attrape, te frôle ou même t'envahie alors tu peux frémir, trembler, pleurer, rire, te mettre en colère…bref cette bourrasque ou cette brise fait la pluie et le beau temps dans ta tête, dans ton cœur. Et cela, tu n'y peux rien !
Pour répondre à ces drôles de sensations il y a plein de manières…Celles citées plus haut sont les plus ordinaires et les plus courantes dans le déroulement de ta vie…
Mais parfois le besoin se fait sentir de répondre d'une façon que l'on voudrait plus forte que les autres, plus définitives…Et l'on a pas les mots !
Et c'est là que l'on va utiliser cette choses étrange qu'est le symbole.
Le cadeau en fait partit.
Un jour donc, tu as, du haut de tes quatres petites années, cherché le moyen de fusionner ton amour pour ton papa avec le sien. Tu as cherché, je pense, l'objet qui pouvait être le plus représentatif de tes sentiments…Il y avait ce gros cœur bleu qui pour toi devait paraître immense, ces rondeurs douces et cette couleur de ciel, de mer…Rien ne pouvait convenir mieux…
Et tu me l'a offert. Pas comme un enfant donne un de ces dessins…J'ai senti comme cette offrande venait de loin, j'ai senti la force du lien (le petit élastique) qu'il y avait dans ce cadeau. J'ai senti son éternité.
Alors vois tu aujourd'hui encore, j'ai ce présent devant moi à n'importe qu'elle moment de la journée…Je sais que je n'en possède qu'une moitié et que son autre moitié est logée profondément dans ton cœur…Reste que j'espère que le lien qui les unis tous les deux sera assez solide pour résister à tout ce qui a été fait pour le briser…
Et il serait vraiment dommage que ce petit cœur ne soit en fait qu'un vulgaire bout de plastique…
Pour ma part je respecterais toujours ce regard et ces trois mots que tu as eu ce jour là « tiens papa c'est pour toi parce que je t'aimerais toujours ! »
Tu avais quatre ans.

J'ai envie de revenir sur un petit geste que tu as eu alors que tu n'avais que 4 ans. Quatre ans ! Que reste t'il dans tes souvenirs de cette époque ou tu possédais encore en toi, cette certitude d'être aimée par ton papa. Et tu voulais toi aussi que ce papa ait cette certitude que tu l'aimais…Alors tu as inventé ton premier geste de petite humaine en utilisant cette particularité propre à l'homme qu' est l'utilisation du symbole en guise de langage. Pour toi, dans ce cas, tu as voulu aller au de là du simple mot d'amour pour ton papa. Tu as tendu vers lui un cadeau. Un petit cœur en plastique bleu.
Qu'est ce qu'un cadeau ?
C'est un lien. Un cadeau se sont deux hémisphères reliés par un joli élastique rose. Un hémisphère reste dans le cœur de celui qui offre et l'autre dans celui qui le reçoit. Entre les deux, le lien élastique se veut une attraction que l'on voudrait éternelle …
Bien sur tout cela est abstrait, de l'ordre du symbole. Mais c'est justement par lui que nous pouvons répondre à ce désir de parler, en restant silencieux…
A quatre ans tu n'es plus un bébé, mais tu n'es pas encore une grande fille. Tu est une fillette qui découvre tout juste les règles de vie en société, en famille…Tu commence tout juste à t'ouvrir à ce monde qui n'est pas seulement fait de choses que l'on mange, que l'on boit, que l'on peut toucher, jolies ou moches…rouges ou bleues…Il y a aussi des choses compliquées que l'on a du mal à expliquer, des choses invisibles qui nous touchent, qui nous bousculent parfois.
Comme les sentiments par exemple…
Le sentiment c'est un peu comme le vent, tu ne le vois pas, tu ne sais pas ou il se cache, mais lorsqu'il t'attrape, te frôle ou même t'envahie alors tu peux frémir, trembler, pleurer, rire, te mettre en colère…bref cette bourrasque ou cette brise fait la pluie et le beau temps dans ta tête, dans ton cœur. Et cela, tu n'y peux rien !
Pour répondre à ces drôles de sensations il y a plein de manières…Celles citées plus haut sont les plus ordinaires et les plus courantes dans le déroulement de ta vie…
Mais parfois le besoin se fait sentir de répondre d'une façon que l'on voudrait plus forte que les autres, plus définitives…Et l'on a pas les mots !
Et c'est là que l'on va utiliser cette choses étrange qu'est le symbole.
Le cadeau en fait partit.
Un jour donc, tu as, du haut de tes quatres petites années, cherché le moyen de fusionner ton amour pour ton papa avec le sien. Tu as cherché, je pense, l'objet qui pouvait être le plus représentatif de tes sentiments…Il y avait ce gros cœur bleu qui pour toi devait paraître immense, ces rondeurs douces et cette couleur de ciel, de mer…Rien ne pouvait convenir mieux…
Et tu me l'a offert. Pas comme un enfant donne un de ces dessins…J'ai senti comme cette offrande venait de loin, j'ai senti la force du lien (le petit élastique) qu'il y avait dans ce cadeau. J'ai senti son éternité.
Alors vois tu aujourd'hui encore, j'ai ce présent devant moi à n'importe qu'elle moment de la journée…Je sais que je n'en possède qu'une moitié et que son autre moitié est logée profondément dans ton cœur…Reste que j'espère que le lien qui les unis tous les deux sera assez solide pour résister à tout ce qui a été fait pour le briser…
Et il serait vraiment dommage que ce petit cœur ne soit en fait qu'un vulgaire bout de plastique…
Pour ma part je respecterais toujours ce regard et ces trois mots que tu as eu ce jour là « tiens papa c'est pour toi parce que je t'aimerais toujours ! »
Tu avais quatre ans.

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