HISTOIRE DE ...(2)
Margaux si tu as suivit "Histoire de...1" tu as bien du mérite...
Mais j'ai décidé de continuer encore un peu mes petites chroniques...pour toi.
Mais j'ai décidé de continuer encore un peu mes petites chroniques...pour toi.
Chronique 13 L'olive noire dans la salade de fruits
On peut être confronté tous les jours à ce que le monde à de plus beau, sympa, merveilleux…il suffit de savoir ou regarder, quoi écouter, ou poser le doigt…. Mais il est une chose certaine aussi, c'est que l'on ne peut éviter d'être tôt ou tard confronté à la connerie.
Connerie. Pas notre propre connerie, pas celle que l'on garde bien au chaud, bien en nous, pour nos moments de connerie personnelle. Nos moments ou nous aussi nous nous prélasseront dans une auto-connerie jouissive. Pas celle qu'on peut cacher sous la chemise aux couleurs de la plus mauvaise foi possible. Non, là il s'agit de la connerie des autres, celle qui est faite pour vous foutre, soit un après midi en l'air, soit foutre le monde entier à feu et à sang. La connerie pure. L'huile essentielle de connerie.
Donc c'est d'une rencontre à la con de ce genre, faite au bord de mon bassin dont je vais te parler !
Bon qui sont les acteurs… ?
Pour des raisons de discrétion et de respect on va biaiser…
Les cons resteront des cons. Ça, c'est comme ça. C'est le rôle principal. Et puis les cons ont une faculté que n'ont pas les autres. Ils ne se reconnaissent jamais !
C'est chouette ça. Tu dis « Léonard est un connard » et aucun des 12 millions de Léonard qui peuplent le monde ne se doute une seconde que c'est de lui que tu parle…
Donc les cons on les appellera « les Léonards »
Le lieu est situé sur une planète aride en dehors du système solaire et gouvernée par une asperge impériale.
Le rôle secondaire mais quand même un peu en premier plan aussi, est pour l' « Olive Noire ». Le rôle est tenu par un acteur venu des rangs de ceux qui atterrissent sur la scènes du théâtre des hommes, un peu comme ça, non par choix mais par ce que l'on appelle le destin…. Un peu comme si tu jetais au hasard quelques graines de radis noirs dans une rangée de navets blancs…Nous le nommerons Roméo.
Voilà.
Sur cette planète il y a une piscine. Une fois bien peuplée, vers les 15-16h, pour peu que le temps soit au top, c'est un peu « salade de fruits » dans le bassin. L'ensemble est assez multicolore, mais plutôt grâce à l'imagination créatrice des fabricants de maillots qu'à la diversité humaine.
En effet la population est naturellement monochrome. Genre, « blanc-été ». C'est à dire d'un blanc-foncé-estival. Donc honorable…
Tout cela s'agite, se mélange, s'apprécie ou se déteste, mais dans l'ensemble la compatibilité est acceptable.
Mais, comme rien n'est parfait, voilà qu'un jour, apparaît à l'horizon, Roméo. Tu te rappelle les graines de radis…
Roméo c'est un black superbe, beau gosse, super charpenté. Certain dirait « une belle plante ». Roméo a un immense goût de vivre. Faut qu'il bouge, qu'il court, qu'il saute, qu'il éclabousse… Lui, n'a pas acheté à l'aéroport de la vie, le ticket pour un vol à destination de nul part avec parachutage compris. C'est la vie qui a noirci sa peau, c'est la vie qui a décidé de l'endroit ou elle la mélangerait avec celle blanche des autres voyageurs.
Aussi quoi de plus normal pour notre Roméo que de vouloir, sans plus tarder, se fondre dans cette société humaine qui, merde, est quand même la sienne… !
Voilà donc une « olive noire » dans la salade de fruits…
Et ça marche. Roméo a ces potes, ados comme lui. Il fait parti de la meute. Si bien qu'il faut vraiment avoir des lunettes teintées de crasse mentale pour discerner le moindre anachronisme d'humanité dans le saladier…
« Alors, pourquoi tu nous bouffe le peu d'oxygène qu'il nous reste avec ton truc sans intérêt. Si il n'y a pas de sang, de ratonnade, de lynchage qu'est ce que tu nous gonfle… ? »
Ben oui, sauf qu'entrent en scène, les « Léonard » ! Les cons.
Plutôt âgés, style grands-parents sympathiques de livre de lecture du cm1. Ils accompagnent « Charles Henry », leur petit-fils à la piscine. Charles Henry adorable petit bout qui n'aura aucun rôle dans cette histoire.
Je ne sais pas combien de temps ils ont passé à se grimer ces cons là…mais je les ai reconnu dés leur arrivé. De la même façon qu'eux ont immédiatement repéré le nègre du coin.
Tu sais en maquillage théâtral, il y a un truc super important. Le maquillage des yeux. Et là, c'était pas raté ! Il y avait de la haine dans leur regard ! Bien dessiné !
Ils se sont posés sous leur parasol, peinards, et à partir de là…ils n'ont plus quitté leur haine à l'encontre de cette « Olive Noire » qui injuriait par sa seule présence leur salade de fruits.
Lorsque je surveille, je tourne. Je ne suis pas obligatoirement allongés aux pieds des stars de la pistache ou en pâmoison devant le vol des rapaces… Et lorsque je tourne, je passe et repasse devant les camps retranchés qui jalonnent les plages.
Les faux culs ont une technique (bien connue et qu'ils savent efficace,) pour faire passer des messages sans en avoir l'air. Style dénonciation qui se veut anonyme ! A ton passage ils augmentent le son et déversent, sans s'adresser directement à toi, toute l'essence de leur venin.
« Regarde…IL prend toute la place ! »
« Tu as vu IL leur descend le maillot, je l'ai vu faire…et le maître nageur ne dit rien ! »
« Reviens Charles Henry, tu vois bien que tu dérange, tu vas prendre un mauvais coup ! »
« Mais il n'y en a rien que pour lui… ! »
« Tu as vu, il fait exprès de mouiller… ! »
« etc…etc… ! »
J'ai pensé un moment, m'arrêter à leur hauteur et leur dire :
« On a essayé en machine, je suis désolé, mais il restera noir. La javelle ça marche pas sur les nègres ! »
Mais non après tout…lui Roméo, de tout ça il s'en tape complet…et c'est l'essentiel. Son aprèm se déroule au rythme des jeux, des bombes, des éclaboussures qui font crier les filles, de ce qui reste de bon et de pur dans lui et dans ces copains. Le reste n'est que corruption…
Il sait même pas que ça existe !
Ou alors il le cache bien !
Ou encore il laisse mûrir sa souffrance jusqu'au jour ou le fruit vénéneux pètera au visage de tous les « Léonard » et autres cons du même acabit…
Pour le moment, en tous les cas il reste hermétique à la toxicité du venin…
Mais les Léonard n'ont pas dit leur dernier mots… C'est qu'ils en ont du vomi à rendre les honorables vieillards… !
Et c'est là que l'on verra comme les acteurs qui jouent les cons ont un talent fou parfois…
Après la fermeture de la piscine, à l'heure du goûter, de la bonne fatigue, du bonheur des derniers moment chaud de la journée, eux, les Léonard ont transporté jusqu'au palais de l'autorité leur aigreur, leur haine, leur revendication à ne plus voir d' « Olive noire » dans la salade de fruits municipales…
A la Commandanture, à l'époque encore bénie par certains, il y avait des bureaux spéciaux d'accueil pour les délateurs qui, alors étaient en odeur de sainteté…
Ceux là, nos cons, les « Léonard » y auraient laissé les traces de leur déshonneur…c'est sur !
Je ne me permettrais pas de relater mon entretien avec l'autorité supérieur, chef de cette planète, mais, ce que je peux en dire, c'est qu'après le passage des Léonard, toutes les fenêtres et portes de son palais étaient grandes ouvertes et qu'il régnait dans ce palais un immense et bénéfique courant d'air…En effet il en est des idées et des gents comme des flatulences pestilentielles…Il faut savoir ouvrir les fenêtre et aérer largement son immédiat environnement…pour lui sauvegarder toute sa fraîcheur et sa respirabilité…
De plus il m'a semblé comprendre, au vu d'un petit sourire impérial significatif, que les cons resteront toujours des cons.
En fait, le noir crade chez l' homme, c'est pas le noir de sa peau. C'est le noir de ce qui émane de son cerveau…
*******
On peut être confronté tous les jours à ce que le monde à de plus beau, sympa, merveilleux…il suffit de savoir ou regarder, quoi écouter, ou poser le doigt…. Mais il est une chose certaine aussi, c'est que l'on ne peut éviter d'être tôt ou tard confronté à la connerie.
Connerie. Pas notre propre connerie, pas celle que l'on garde bien au chaud, bien en nous, pour nos moments de connerie personnelle. Nos moments ou nous aussi nous nous prélasseront dans une auto-connerie jouissive. Pas celle qu'on peut cacher sous la chemise aux couleurs de la plus mauvaise foi possible. Non, là il s'agit de la connerie des autres, celle qui est faite pour vous foutre, soit un après midi en l'air, soit foutre le monde entier à feu et à sang. La connerie pure. L'huile essentielle de connerie.
Donc c'est d'une rencontre à la con de ce genre, faite au bord de mon bassin dont je vais te parler !
Bon qui sont les acteurs… ?
Pour des raisons de discrétion et de respect on va biaiser…
Les cons resteront des cons. Ça, c'est comme ça. C'est le rôle principal. Et puis les cons ont une faculté que n'ont pas les autres. Ils ne se reconnaissent jamais !
C'est chouette ça. Tu dis « Léonard est un connard » et aucun des 12 millions de Léonard qui peuplent le monde ne se doute une seconde que c'est de lui que tu parle…
Donc les cons on les appellera « les Léonards »
Le lieu est situé sur une planète aride en dehors du système solaire et gouvernée par une asperge impériale.
Le rôle secondaire mais quand même un peu en premier plan aussi, est pour l' « Olive Noire ». Le rôle est tenu par un acteur venu des rangs de ceux qui atterrissent sur la scènes du théâtre des hommes, un peu comme ça, non par choix mais par ce que l'on appelle le destin…. Un peu comme si tu jetais au hasard quelques graines de radis noirs dans une rangée de navets blancs…Nous le nommerons Roméo.
Voilà.
Sur cette planète il y a une piscine. Une fois bien peuplée, vers les 15-16h, pour peu que le temps soit au top, c'est un peu « salade de fruits » dans le bassin. L'ensemble est assez multicolore, mais plutôt grâce à l'imagination créatrice des fabricants de maillots qu'à la diversité humaine.
En effet la population est naturellement monochrome. Genre, « blanc-été ». C'est à dire d'un blanc-foncé-estival. Donc honorable…
Tout cela s'agite, se mélange, s'apprécie ou se déteste, mais dans l'ensemble la compatibilité est acceptable.
Mais, comme rien n'est parfait, voilà qu'un jour, apparaît à l'horizon, Roméo. Tu te rappelle les graines de radis…
Roméo c'est un black superbe, beau gosse, super charpenté. Certain dirait « une belle plante ». Roméo a un immense goût de vivre. Faut qu'il bouge, qu'il court, qu'il saute, qu'il éclabousse… Lui, n'a pas acheté à l'aéroport de la vie, le ticket pour un vol à destination de nul part avec parachutage compris. C'est la vie qui a noirci sa peau, c'est la vie qui a décidé de l'endroit ou elle la mélangerait avec celle blanche des autres voyageurs.
Aussi quoi de plus normal pour notre Roméo que de vouloir, sans plus tarder, se fondre dans cette société humaine qui, merde, est quand même la sienne… !
Voilà donc une « olive noire » dans la salade de fruits…
Et ça marche. Roméo a ces potes, ados comme lui. Il fait parti de la meute. Si bien qu'il faut vraiment avoir des lunettes teintées de crasse mentale pour discerner le moindre anachronisme d'humanité dans le saladier…
« Alors, pourquoi tu nous bouffe le peu d'oxygène qu'il nous reste avec ton truc sans intérêt. Si il n'y a pas de sang, de ratonnade, de lynchage qu'est ce que tu nous gonfle… ? »
Ben oui, sauf qu'entrent en scène, les « Léonard » ! Les cons.
Plutôt âgés, style grands-parents sympathiques de livre de lecture du cm1. Ils accompagnent « Charles Henry », leur petit-fils à la piscine. Charles Henry adorable petit bout qui n'aura aucun rôle dans cette histoire.
Je ne sais pas combien de temps ils ont passé à se grimer ces cons là…mais je les ai reconnu dés leur arrivé. De la même façon qu'eux ont immédiatement repéré le nègre du coin.
Tu sais en maquillage théâtral, il y a un truc super important. Le maquillage des yeux. Et là, c'était pas raté ! Il y avait de la haine dans leur regard ! Bien dessiné !
Ils se sont posés sous leur parasol, peinards, et à partir de là…ils n'ont plus quitté leur haine à l'encontre de cette « Olive Noire » qui injuriait par sa seule présence leur salade de fruits.
Lorsque je surveille, je tourne. Je ne suis pas obligatoirement allongés aux pieds des stars de la pistache ou en pâmoison devant le vol des rapaces… Et lorsque je tourne, je passe et repasse devant les camps retranchés qui jalonnent les plages.
Les faux culs ont une technique (bien connue et qu'ils savent efficace,) pour faire passer des messages sans en avoir l'air. Style dénonciation qui se veut anonyme ! A ton passage ils augmentent le son et déversent, sans s'adresser directement à toi, toute l'essence de leur venin.
« Regarde…IL prend toute la place ! »
« Tu as vu IL leur descend le maillot, je l'ai vu faire…et le maître nageur ne dit rien ! »
« Reviens Charles Henry, tu vois bien que tu dérange, tu vas prendre un mauvais coup ! »
« Mais il n'y en a rien que pour lui… ! »
« Tu as vu, il fait exprès de mouiller… ! »
« etc…etc… ! »
J'ai pensé un moment, m'arrêter à leur hauteur et leur dire :
« On a essayé en machine, je suis désolé, mais il restera noir. La javelle ça marche pas sur les nègres ! »
Mais non après tout…lui Roméo, de tout ça il s'en tape complet…et c'est l'essentiel. Son aprèm se déroule au rythme des jeux, des bombes, des éclaboussures qui font crier les filles, de ce qui reste de bon et de pur dans lui et dans ces copains. Le reste n'est que corruption…
Il sait même pas que ça existe !
Ou alors il le cache bien !
Ou encore il laisse mûrir sa souffrance jusqu'au jour ou le fruit vénéneux pètera au visage de tous les « Léonard » et autres cons du même acabit…
Pour le moment, en tous les cas il reste hermétique à la toxicité du venin…
Mais les Léonard n'ont pas dit leur dernier mots… C'est qu'ils en ont du vomi à rendre les honorables vieillards… !
Et c'est là que l'on verra comme les acteurs qui jouent les cons ont un talent fou parfois…
Après la fermeture de la piscine, à l'heure du goûter, de la bonne fatigue, du bonheur des derniers moment chaud de la journée, eux, les Léonard ont transporté jusqu'au palais de l'autorité leur aigreur, leur haine, leur revendication à ne plus voir d' « Olive noire » dans la salade de fruits municipales…
A la Commandanture, à l'époque encore bénie par certains, il y avait des bureaux spéciaux d'accueil pour les délateurs qui, alors étaient en odeur de sainteté…
Ceux là, nos cons, les « Léonard » y auraient laissé les traces de leur déshonneur…c'est sur !
Je ne me permettrais pas de relater mon entretien avec l'autorité supérieur, chef de cette planète, mais, ce que je peux en dire, c'est qu'après le passage des Léonard, toutes les fenêtres et portes de son palais étaient grandes ouvertes et qu'il régnait dans ce palais un immense et bénéfique courant d'air…En effet il en est des idées et des gents comme des flatulences pestilentielles…Il faut savoir ouvrir les fenêtre et aérer largement son immédiat environnement…pour lui sauvegarder toute sa fraîcheur et sa respirabilité…
De plus il m'a semblé comprendre, au vu d'un petit sourire impérial significatif, que les cons resteront toujours des cons.
En fait, le noir crade chez l' homme, c'est pas le noir de sa peau. C'est le noir de ce qui émane de son cerveau…
*******
Le mobilier urbain.
Sur les trottoirs de villes il y a pire que les crottes de chiens…
Le mobilier urbain.
Cette manne sur laquelle ont sauté d'ingénieux ingénieurs au goût de chiottes et surtout à l'irrationalité affligeante.
Les crottes de chiens cela se gèrent. Déjà au niveau du chien : un coup de pompe au bon endroit et au bon moment devraient faire partie de la panoplie indispensable de tout bon éducateur canin. D'autres méthodes plus douces, plus pédagogiques peuvent aussi faire l'affaire…Mais le sujet n'est pas là.
En tous les cas, nos vaillants technocrates urbain devraient pouvoir endiguer la déferlante de merdes canines sans trop de difficulté puisque c'est un sujet très, très lié à la réélection possible ou pas de leur patron.
La merde de chien est politique.
Mais le mobilier urbain lui ne l'est pas. C'est un choix, une option, une philosophie, un courant, une manière de….De quoi d'ailleurs ?
De rendre ton village ou ta ville aussi ressemblants que possible à TOUS les autres villages ou villes…Normal ils ont tous le même catalogue sur le bureau. Après, c'est juste affaire d'agencement.
Bon, mais mon propos n'est pas de critiquer une fois de plus un ordre des choses qui de toute façon s'établira de lui même suivant la bonne loi de l'unification des choses et des êtres. C'est comme ça !
Non, là je voudrais juste que nous allions faire ensemble un tour à Alès, si tu le veux bien. J'y ai été témoin d'un petit accident que je voudrai te raconter.
Donc, si tu te promène à Alès, tu ne peux les rater. Qui? quoi ?
Les BOULES. Des énormes boules en bronze.
Elles ont été déposées là par on ne sait quel chieur effronté, posant sa crotte suivant un alignement dont la logique ne peux que nous échapper…Probablement à l'envie. Une envie irrépressible c'est certain.
Coluche disait « …et hop…suivez la ligne jaune ! » Ici nous sommes plutôt dans la trajectoire du boulet. Des boulets. Noirs, mats, d'une métalité choquante…c'est de l'art. Probablement constipatoire !
La forme dans toute sa sphéricité froide, épurée, sans compromis, lisse, posée là sans autre condition, que celle de montrer une certaine immuabilité intimidante.
Cela pourrait suggérer un retour en ces temps immémoriaux et imaginaires ou des champignons géants mangeurs d'hommes parsemaient les chemins. Chemins si peu fréquentés, qu'ils ont du disparaître d'ennui ou de faim ou… de ne jamais avoir existé !
Mais là, ces boules, cette floraison de boules sur nos chemins passants, tiennent lieu par leur outrance, d'égarement au sens de nos pas de contemporains pressés et inattentifs souvent.
Et c'est grave !
C'est déjà chiant de se mouvoir en ville. Cela ne répond à aucune logique naturelle. Si tu veux aller en haut à droite…commence par descendre et par aller à gauche ! Si tu arrives à échapper aux prédateurs mécaniques et à survivre à la pollution et bien, de la façon la plus irrationnelle et contre toute logique …tu arriveras en haut et à droite !
Ne me demande pas comment…La ville c'est comme ça ! C'est EICHER à tous les coins de rue.
Donc survivre et anticiper sont les maîtres mots de ta ballade en ville.
Deux mots qui ont du sortir de l'esprit de la petite vieille, petite souris grise que j'ai retrouvé étalée parterre et complètement sonnée au pied d'une de ces boules urbaines.
A un certain age, l'angle de vision de tes yeux ne te permet plus de distinguer à la fois la voiture d'enfant qui jaillit à un mètres de ton nez, les rollers qui te pulvérise le peu de réflexes de défense qu'il te reste, le grand gars costumé 1,92m, qui te frôle sans te voir(rien que le mouvement de l'air te fait vaciller), les merdes de chiens qui peuvent t'envoyer au rebutoir collectif pour vieux, la maman et ces trois niards qui laminent tout ce qui bouge sur leurs trajectoires. Cet age là, fait que tu ne devrais plus être concerné par les efforts artistiques que déploient les municipalités pour tenter de te redonner le goût de vivre dans leur mégapole.
C'était l'age de la souris grise. Elle n'aurait pas dut se jeter comme ça dans une logique de vie qui n'est plus pour elle. Sans doute, son regard était fixé sur l'essentiel, là ou est le vrai danger. Devant elle. Face à elle. Là ou le coup peut faire vraiment mal. Ben non, elle savait pas qu'un artiste en puissance, un technocrate trentenaire, peut être son petit fils, mettrait sur sa trajectoire de belles boules bien dures, bien brisantes de tibias ou plus. Là, y'a que son esprit qui s'est brisé. Un petit moment seulement. Mais quand même, suffisamment pour qu'elle comprenne que sa place n'était plus parmi les vivants qui eux savent encore se déplacer entres les boules, jongler avec les boules, jouer avec les boules, danser avec les boules…
Elles, maintenant, elle sait qu'ils sont revenus les champignons géants mangeurs d'hommes. Pourtant elle n'y avait jamais vraiment cru à cette histoire…mais faut bien se rendre à l'évidence. Ils sont là, et elle est devenue bien trop vieille pour leurs échapper
Tes pas dans mes pas et tu ne le sais pas...
Je t'embrasse
papa
********
Chronique inutile
Je ne sais pas si tu as souvent et même jamais manipulé une brouette?
Si non, passe ce petit texte sans t'y arrêter car tu ne pourras pas en comprendre la substance philosophique...
Si oui, alors tu comprendras tout...
Est ce que tu n'as jamais été incommodée par le
« grouïïïïnng – grouïïïïnng » de la roue d'une brouette ?
Au début on se dit :
« manque d'huile… faudra que j'y pense la prochaine fois » Le résolution est prise.
La prochaine fois…
Mais la fois suivante le « grouïïïïnng – grouïïïïnng » nous rappelle qu'il n'est pas si simple de convertir une résolution en acte.
Quelle morale tirer de cela ?
Peut être celle que la brouette, pourtant pur objet sans vie ni conscience, fait la preuve d'une plus fiable ténacité que la notre, dans sa détermination à faire chier le monde…
Nous, plein de conscience et de vie, nous iront sur le même chemin, poussant en maugréant le mauvais ustensile et cela des dizaines de fois... Humilier, chaque fois un peu plus, par le « grouïïïïnng – grouïïïïnng » mécanique et goguenard.
******
M'aideras tu , ma fille. à résoudre ce mystère que j'appelle le
" mystère de la petite cuillère"
Tu sais, cette petite cuillère qui reste systématiquement au fond de l'évier, cachée dans la mousse et que immanquablement tu retrouve à la fin de la vaisselle!
Combien de fois, ai je eu cette appréhension en regardant la neige mousseuse dans le fond de la cuve inox : « là, c'est pas possible…je le sais, j'ai fais gaffe, je les ai compté, il ne doit rien rester… »
Du bout d'un doigt, immergé dans la mousse, je patouille dans le fond de l'évier, un peu comme un aveugle pressentant un danger et qui envoie en éclaireur le bout de sa canne… Et puis paf ! Voilà, elle est bien là ! Fanfaronne de m'avoir une fois de plus échappé, de me surprendre une fois encore, de m'énerver aussi…Parce que vraiment, c'est à n'y rien comprendre !
Mais il y a mieux que de savoir le pourquoi de ce phénomène...ce que moi je voudrais savoir c'est;
Est ce que cette cuillère est toujours la même?
Si tu peux me répondre au moins sur cette énigme, Margaux, fais le!
Je t'aime et t'embrasse tendrement
papa
*******
Chronique "les têtes des autres"
Têtes d'œuf, têtes de nègre, têtes de craie, têtes de nœud, têtes de con,…il y en a pour tous les goûts. Bonheur et misère des faciès, tous suspendus à bout de bras à la même portée musicale de la vie.
C'est l'inégalité totale, l'injustice absolue, les têtes.
Ce qui est inégale, ce qui est injuste ce n'est pas ce qu'elles sont, mais c'est ce que l'on va décider de ce qu'elles sont !
Quand tu viens au monde, à la première seconde de ta présence à l'air libre on pourrait presque déjà savoir de quelle catégorie seront les bonheurs et les peines dans lesquels tu va passer tes cents prochaines années.
Affolant. Déprimant.
Dés ton arrivé sur le périphérique, un comité de salut public devrait pouvoir t'entretenir de ce qui va t'attendre juste aprés ton expulsion de la cabine spatiale maternelle…(la vie commence par une expulsion… là tu vois, certains devraient déjà se méfier )!
Le monde est fait pour les bonnes têtes. C'est bien connu. Je veux dire les bonnes têtes du moment. Celles en odeur de sainteté… C'est subjectif au possible cette chose là. Regarde Louis 16, Marie Antoinette et tous leurs potes…ils étaient certains de l'avoir bien accrochée sur les épaules leur tête, ils avaient cet air dégagé et un peu hautain de ceux qui ont l'assurance d'être dans le vent de l'époque, ce vent bien dans le sens du cheveux... et puis voilà que de nouvelles tronches s'immiscent dans la logique des choses du monde et que leurs têtes couronnées par Dieu lui même, s'en vont rebondir sur des pavés qui, paraît-il, cachent des plages paradisiaques…
Rien n'est moins sur qu'un lendemain...
Je disais donc que le monde est fait pour les bonnes têtes en vogues même si parfois de vilains ou justifiés (c'est selon…) revirements de l'histoire viennent faire quelques petits ronds dans l'eau de la marre aux canards.
Ces bonnes tête iront cheminant dans l'allégresse du lendemain qui chante, le regard porté haut sur un azur radieux, tandis que celles un peu tordues, pas trop dans l'esthétisme du moment iront s'espataler sur les pierres du chemin, les obstacles casse-gueule et autres ralentisseurs de vie. C'est comme ça, c'est la loi de la physionomie de circonstance.
Y'a rien à dire. Silence dans les rangs
.
C'est une loi humaine que de croire que les têtes en vogues sont porteuses d'un mérite naturel…et celles en distorsion indigne d'être.
On objectera cependant certaines exceptions ou de sales gueules du moment ont néanmoins fait de beaux et honorables chemins…
A cela je répondrai que même la pire des injustices peut avoir ces manques.
Et c'est tant mieux.
Et c'est tant mieux.
Suffit d'attendre sont tour.
***********
Chronique inutile
Je ne sais pas si tu as souvent et même jamais manipulé une brouette?
Si non, passe ce petit texte sans t'y arrêter car tu ne pourras pas en comprendre la substance philosophique...
Si oui, alors tu comprendras tout...
Est ce que tu n'as jamais été incommodée par le
« grouïïïïnng – grouïïïïnng » de la roue d'une brouette ?
Au début on se dit :
« manque d'huile… faudra que j'y pense la prochaine fois » Le résolution est prise.
La prochaine fois…
Mais la fois suivante le « grouïïïïnng – grouïïïïnng » nous rappelle qu'il n'est pas si simple de convertir une résolution en acte.
Quelle morale tirer de cela ?
Peut être celle que la brouette, pourtant pur objet sans vie ni conscience, fait la preuve d'une plus fiable ténacité que la notre, dans sa détermination à faire chier le monde…
Nous, plein de conscience et de vie, nous iront sur le même chemin, poussant en maugréant le mauvais ustensile et cela des dizaines de fois... Humilier, chaque fois un peu plus, par le « grouïïïïnng – grouïïïïnng » mécanique et goguenard.
******
M'aideras tu , ma fille. à résoudre ce mystère que j'appelle le
" mystère de la petite cuillère"
Tu sais, cette petite cuillère qui reste systématiquement au fond de l'évier, cachée dans la mousse et que immanquablement tu retrouve à la fin de la vaisselle!
Combien de fois, ai je eu cette appréhension en regardant la neige mousseuse dans le fond de la cuve inox : « là, c'est pas possible…je le sais, j'ai fais gaffe, je les ai compté, il ne doit rien rester… »
Du bout d'un doigt, immergé dans la mousse, je patouille dans le fond de l'évier, un peu comme un aveugle pressentant un danger et qui envoie en éclaireur le bout de sa canne… Et puis paf ! Voilà, elle est bien là ! Fanfaronne de m'avoir une fois de plus échappé, de me surprendre une fois encore, de m'énerver aussi…Parce que vraiment, c'est à n'y rien comprendre !
Mais il y a mieux que de savoir le pourquoi de ce phénomène...ce que moi je voudrais savoir c'est;
Est ce que cette cuillère est toujours la même?
Si tu peux me répondre au moins sur cette énigme, Margaux, fais le!
Je t'aime et t'embrasse tendrement
papa
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Chronique "les têtes des autres"
Têtes d'œuf, têtes de nègre, têtes de craie, têtes de nœud, têtes de con,…il y en a pour tous les goûts. Bonheur et misère des faciès, tous suspendus à bout de bras à la même portée musicale de la vie.
C'est l'inégalité totale, l'injustice absolue, les têtes.
Ce qui est inégale, ce qui est injuste ce n'est pas ce qu'elles sont, mais c'est ce que l'on va décider de ce qu'elles sont !
Quand tu viens au monde, à la première seconde de ta présence à l'air libre on pourrait presque déjà savoir de quelle catégorie seront les bonheurs et les peines dans lesquels tu va passer tes cents prochaines années.
Affolant. Déprimant.
Dés ton arrivé sur le périphérique, un comité de salut public devrait pouvoir t'entretenir de ce qui va t'attendre juste aprés ton expulsion de la cabine spatiale maternelle…(la vie commence par une expulsion… là tu vois, certains devraient déjà se méfier )!
Le monde est fait pour les bonnes têtes. C'est bien connu. Je veux dire les bonnes têtes du moment. Celles en odeur de sainteté… C'est subjectif au possible cette chose là. Regarde Louis 16, Marie Antoinette et tous leurs potes…ils étaient certains de l'avoir bien accrochée sur les épaules leur tête, ils avaient cet air dégagé et un peu hautain de ceux qui ont l'assurance d'être dans le vent de l'époque, ce vent bien dans le sens du cheveux... et puis voilà que de nouvelles tronches s'immiscent dans la logique des choses du monde et que leurs têtes couronnées par Dieu lui même, s'en vont rebondir sur des pavés qui, paraît-il, cachent des plages paradisiaques…
Rien n'est moins sur qu'un lendemain...
Je disais donc que le monde est fait pour les bonnes têtes en vogues même si parfois de vilains ou justifiés (c'est selon…) revirements de l'histoire viennent faire quelques petits ronds dans l'eau de la marre aux canards.
Ces bonnes tête iront cheminant dans l'allégresse du lendemain qui chante, le regard porté haut sur un azur radieux, tandis que celles un peu tordues, pas trop dans l'esthétisme du moment iront s'espataler sur les pierres du chemin, les obstacles casse-gueule et autres ralentisseurs de vie. C'est comme ça, c'est la loi de la physionomie de circonstance.
Y'a rien à dire. Silence dans les rangs
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C'est une loi humaine que de croire que les têtes en vogues sont porteuses d'un mérite naturel…et celles en distorsion indigne d'être.
On objectera cependant certaines exceptions ou de sales gueules du moment ont néanmoins fait de beaux et honorables chemins…
A cela je répondrai que même la pire des injustices peut avoir ces manques.
Et c'est tant mieux.
Et c'est tant mieux.
Suffit d'attendre sont tour.
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Chronique Les ados
Peut être un peu toi...ou tes potes...je sais pas
Te connais si peu!
Mais t'aime tant ma fille.
Ton papa
Nos ados à nous, ont été élevés aux bons grains bio de Lozère, à la bonne tome du Mt Lozère... d'où leur mine superbe et suroxygénée.
Ils forment un groupe d'une bonne dizaines de « jeunes ». je les ai tous connu petits, voir même pour certains encore un peu bébé. Ils ont grandit ensemble comme s'ils avaient fait parti de la même meute. École, collège, lycée…piscine allant les uns chez les autres, jouer, se faire chier, dormir, s'engueuler…
Le temps des mobs et Booster est arrivé et le déferlement de la horde sauvage dans les (la !) rue du Bleymard a suscité quelques réflexes connus chez l'adulte de base (celui qui l'est devenu comme ça, spontanément, sans être passé par la case départ ) « font chier les jeunes… » …et oui font chier mais…à la piscine quand ils débarquent moi j'ai envie de les protéger. En fait, j'ai envie de protéger leur état de jeunes du moment, protéger ce temps dans lequel ils sont et qui est dans leur vie le temps le plus important. Parce que c'est ce moment là auquel il se réfèreront toute leur vie…
Ils sont chiants parce qu'ils n'ont pas de mesure. Ils se prennent pour des moineaux, ils sont des autruches, ils se prennent pour des adultes parce qu'ils croient que ceux ci ont tous les droits, ils sont des enfants ignorant de leur devoir…et c'est ça le charme chez eux, cette façon de ne jamais être ce qu'ils sont. C'est aussi leur drame. La gueule en coin souvent, perdu dans des shorts trop grands, ils ont la haine, ça se voit, mais la haine de quoi, de qui ? De leurs deux jambes qui ressemblent à des rayons de roue de vélo qui dépassent du fameux shorts démesuré ? de leur carcasse brinquebalante pas toujours clean coté acnés ? Ou tout simplement de l'air du temps qui dit qu'un ado qui fait la gueule est un ado heureux !
A la piscine leur occupation est fondée sur deux principes: Ne rien foutre et tout foutre en l'air. Cela peut paraître contradictoire mais c'est là justement ce qui déroute l'adulte chez « les jeunes » Quand ils ne font rien ils inquiètent et suscitent le mépris. Quand ils font, ils affolent et suscitent la colère voir la peur.
Aussi, devant l'évidence qu'ils ne peuvent que décevoir et ne jamais être ce qu'il faudrait, ils ont inventé l'arme suprême : l'incommunicabilité avec ceux extérieur à leur clan (parents, famille, et tout adulte ayant perdu ces propres racines d'enfance).
Par contre, entre eux la com ça y va. Hors le borborygme courant et très connu de l'ado, ils ont leur langue, leur gestuel et surtout leurs nouveaux moyens de com…
Prenez le MP3 par exemple, ce n'est pas simplement un objet de consommation ordinaire. C'est un lien indispensable, quasi une prothèse les liant les uns aux autres. Hyper cool pour les rapprochements amoureux. L'émotion passe par les deux petits câbles qui relient deux oreilles. Une, jolie et fine cachée sous une tonsure adorable méchée de rouge ou de vert, et l'autre probablement un peu décollée et bien dégagée parce que c'est comme ça aujourd'hui, on met en évidence ce que l'on cachait autrefois.
Le portable aussi fait office d'entremetteur. Avant, un pote se dévouait pour porter un papier griffonné à la nana de nos rêves : « je t'aime ». Cela déclenchait des rougissements, roucoulades, tortillements en tout sens, rigolade du copain, le traître, qui bien sur allait diffuser la nouvelle à tous vents…
Maintenant, l'émotion passe avant tout par France Télécom…
Enfin, moi ce que j'aime bien à la piscine, même si ça me fait gueuler parfois, c'est quand ils redeviennent des enfants et que leurs jeux, même chiant, les font rires aux éclats.
J'aime aussi quand je les vois partir, le soir, avec le baroufle inutile de leurs engins rageurs. Ils changent de lieux mais ne se quittent pas. C'est la meute qui se déplace et va dans un autre espace chercher les secondes encore précieuses qui font que chez eux, le temps ne bouge pas. Ils sont ados pour la vie et c'est bien ce qui emmerde ceux qui en les voyant passer, pensent « tiens les jeunes…il faudrait…. ! »
Il faudrait quoi ?
Leur foutre la paix.
***********
Peut être un peu toi...ou tes potes...je sais pas
Te connais si peu!
Mais t'aime tant ma fille.
Ton papa
Nos ados à nous, ont été élevés aux bons grains bio de Lozère, à la bonne tome du Mt Lozère... d'où leur mine superbe et suroxygénée.
Ils forment un groupe d'une bonne dizaines de « jeunes ». je les ai tous connu petits, voir même pour certains encore un peu bébé. Ils ont grandit ensemble comme s'ils avaient fait parti de la même meute. École, collège, lycée…piscine allant les uns chez les autres, jouer, se faire chier, dormir, s'engueuler…
Le temps des mobs et Booster est arrivé et le déferlement de la horde sauvage dans les (la !) rue du Bleymard a suscité quelques réflexes connus chez l'adulte de base (celui qui l'est devenu comme ça, spontanément, sans être passé par la case départ ) « font chier les jeunes… » …et oui font chier mais…à la piscine quand ils débarquent moi j'ai envie de les protéger. En fait, j'ai envie de protéger leur état de jeunes du moment, protéger ce temps dans lequel ils sont et qui est dans leur vie le temps le plus important. Parce que c'est ce moment là auquel il se réfèreront toute leur vie…
Ils sont chiants parce qu'ils n'ont pas de mesure. Ils se prennent pour des moineaux, ils sont des autruches, ils se prennent pour des adultes parce qu'ils croient que ceux ci ont tous les droits, ils sont des enfants ignorant de leur devoir…et c'est ça le charme chez eux, cette façon de ne jamais être ce qu'ils sont. C'est aussi leur drame. La gueule en coin souvent, perdu dans des shorts trop grands, ils ont la haine, ça se voit, mais la haine de quoi, de qui ? De leurs deux jambes qui ressemblent à des rayons de roue de vélo qui dépassent du fameux shorts démesuré ? de leur carcasse brinquebalante pas toujours clean coté acnés ? Ou tout simplement de l'air du temps qui dit qu'un ado qui fait la gueule est un ado heureux !
A la piscine leur occupation est fondée sur deux principes: Ne rien foutre et tout foutre en l'air. Cela peut paraître contradictoire mais c'est là justement ce qui déroute l'adulte chez « les jeunes » Quand ils ne font rien ils inquiètent et suscitent le mépris. Quand ils font, ils affolent et suscitent la colère voir la peur.
Aussi, devant l'évidence qu'ils ne peuvent que décevoir et ne jamais être ce qu'il faudrait, ils ont inventé l'arme suprême : l'incommunicabilité avec ceux extérieur à leur clan (parents, famille, et tout adulte ayant perdu ces propres racines d'enfance).
Par contre, entre eux la com ça y va. Hors le borborygme courant et très connu de l'ado, ils ont leur langue, leur gestuel et surtout leurs nouveaux moyens de com…
Prenez le MP3 par exemple, ce n'est pas simplement un objet de consommation ordinaire. C'est un lien indispensable, quasi une prothèse les liant les uns aux autres. Hyper cool pour les rapprochements amoureux. L'émotion passe par les deux petits câbles qui relient deux oreilles. Une, jolie et fine cachée sous une tonsure adorable méchée de rouge ou de vert, et l'autre probablement un peu décollée et bien dégagée parce que c'est comme ça aujourd'hui, on met en évidence ce que l'on cachait autrefois.
Le portable aussi fait office d'entremetteur. Avant, un pote se dévouait pour porter un papier griffonné à la nana de nos rêves : « je t'aime ». Cela déclenchait des rougissements, roucoulades, tortillements en tout sens, rigolade du copain, le traître, qui bien sur allait diffuser la nouvelle à tous vents…
Maintenant, l'émotion passe avant tout par France Télécom…
Enfin, moi ce que j'aime bien à la piscine, même si ça me fait gueuler parfois, c'est quand ils redeviennent des enfants et que leurs jeux, même chiant, les font rires aux éclats.
J'aime aussi quand je les vois partir, le soir, avec le baroufle inutile de leurs engins rageurs. Ils changent de lieux mais ne se quittent pas. C'est la meute qui se déplace et va dans un autre espace chercher les secondes encore précieuses qui font que chez eux, le temps ne bouge pas. Ils sont ados pour la vie et c'est bien ce qui emmerde ceux qui en les voyant passer, pensent « tiens les jeunes…il faudrait…. ! »
Il faudrait quoi ?
Leur foutre la paix.
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